lundi 22 septembre 2008

Vive le Louvre...

Il y a quelques années, alors que je me baladais aux abords du Louvre, j'ai voulu savoir de quelle époque datait le palais. J'ouvrais mon guide vert. Voilà ce que je vis :



Je refermais le guide vert...

Mais depuis, ça me travaillait. Ce week end, une charmante guide m'a tout expliqué. L'apparente homogénéité du Louvre tient à la personnalité particulièrement humble de ... Napoléon. Il a en effet demandé à ses architectes Percier et Fontaine d'agrandir le Louvre en respectant le style initial. Ainsi tous les agrandissements du XIXème siècle s'inspirent du style Renaissance.

Donc récapitulons :

François Ier :



Louis XIV :

Au premier étage, la chambre du roi. De l'autre côté de la Seine, il a fait construire l'Institut de France pour ... avoir une belle vue depuis son lit.


Il préférait Versailles mais pas au point de vivre dans un taudis quand il passait à Paris...

Ajouts de Percier et Fontaine au XIXème :


Bon, Napoléon, il avait ses jours parce qu'il a quand même passé une soufflante à ses architectes quand il a vu l'arc de triomphe qu'ils lui avaient construit.



Beaucoup trop petit. Il a ordonné qu'on lui en construise un plus grand... avec les Champs élysées pour y faire défiler son armée.

Avec ça, j'ai révisé mon histoire de France. Pas brillant. J'ai appris que Paris avait été sous la domination des anglais pendant près de deux siècles. Je vous prie de croire que le coup a été dur... Déjà qu'ils ont gagné la coupe du monde de rugby, sans parler de Jeanne d'Arc... Heureusement que j'ai appris que les premiers trottoirs d'Europe, et bien OUI MONSIEUR, ils sont français. Ils sont sur le pont neuf et ont les doit à Henri IV. L'honneur est sauf.

vendredi 19 septembre 2008

Ce fiasco !!

Juste après être rentré d'Ecosse, à la fnac, j'ouvre le bouquin d'un mec qu'a fait le tour du monde par ses propres moyens en suivant l'Equateur. J'en lis un passage. En Amérique centrale des guérilleros le prennent en bateau pour qu'il évite une zone où ça chauffe. Arrivé à destination, le mec qu'est du genre têtu et qui s'appelle Mike Horn (avec un nom comme ça, obligé tu deviens aventurier) et ben il marche 50 kilomètres pour revenir au point de départ et refaire le chemin PAR SES PROPRES MOYENS..

Alors moi, ça m'a fait cogiter ça. 50 kilomètres en une journée. D'autant que je sais que tous les mecs qu'écrivent des romans d'aventure carburent à ce rythme là, au moins dans leurs bouquins. Alors l'autre samedi me voila parti le long du canal de l'Ourcq. 25 kilomètres aller et 25 kilomètres retour. Bon d'accord, c'était pas la jungle, juste le 9-3, et le dénivelé était léger, mais bon, les portes de l'aventure m'étaient ouvertes.

Donc en fin de semaine dernière, il faisait beau, j'avais du temps et j'en pouvais plus de voir la trombine au pape partout à la télé. Je me suis dit c'est le bon moment pour aller à la mer ... à pied. Je regarde sur internet. Il y a un GR Paris-Le Havre. Je vais au vieux campeur pour acheter le topoguide. Plus édité. Il me faudrait une carte. Je ressors avec une carte l'Ile de France à vélo au 100 000ème et une carte routière de Normandie au 200 000 ème sur lesquelles apparaissent le GR. Comme les mecs qui vont se balader en Sibérie ou dans la pampa argentine : pas moyen de trouver une carte détaillée dans ce pays (j'aurais pu acheté il est vrai des cartes topo mais il m'en aurait fallu une collection et puis ça aurait pas fait Mike Horn). Sur internet, je trouve le site d'un mec qu'a fait le GR et qui donne quelques commentaires (et ouai y a des gens qu'écrivent des trucs utiles sur leur site...). En gros, il explique qu'il s'est parfois paumé même avec le topoguide, qu'il y avait des portions de chemins embroussaillées, qu'il s'est fait mal partout et qu'il a fini en voiture avec sa femme, le gros nul.

Comme je veux pas louper la fête du patrimoine ce week end à Paris (que j'ai réussi à louper depuis 5 ans), j'opte pour un objectif Triel sur Seine - Rouen. J'ai à peu près 3 jours pour faire 150 bornes d'après les indications. Donc le mercredi matin je saute dans le train pour Mantes la jolie. Manque de bol, c'est pas la bonne branche, il désert pas Triel. Là, j'hésite entre deux postures : "si tu te perds en y allant c'est pas gagné" et "se perdre, ça c'est fait, dégagée de cet impératif, la rando va être tranquille"

Bref me voilà à la gare de Triel avec une bonne demi heure de retard, prêt à chercher l'aventure. Sur les chemins d'Ile de France, c'est compliqué, il faut toujours avoir l'oeil sur les traces de GR et des fois c'est pas très bien indiqué, donc il faut s'arrêter, ça coupe le rythme, pas moyen de tenir les 5 km heure (quand au 7-8 km heure dont parle le mec sur son site, je savais même pas que c'était possible de marcher à cette allure).

Il fait assez chaud (et moi qui n'ai rempli que ma petite bouteille en partant de chez moi) et mes pompes sont lourdes comme du plomb. Mais bon, au moins je peux photographier tout à loisir les antennes relais


ou les centres d'enfouissement des déchets.


Mais il y a aussi de forts jolies églises.


Mais bon, c'est dur. Vers 15 heures, j'arrive à l'agonie dans un village où je fais le plein d'eau pour cuisiner mon purée jambon déshydraté. Une analyse d'urine menée in situ contre un arbre me confirme que comme lui que je manque un peu d'eau. Ca commence pas très bien. J'ai mal en dessous des pieds. Il me revient que ça m'avait déjà picoté la plante des pieds en Suède et que j'avais constaté qu'il n'y avait plus de semelles dans mes chaussures. Je m'étais naturellement juré de régler ça à paris avant de repartir où que ce soit. Je repars.

Vers 18 heures je commence à me dire, qu'avec ce GR je risque pas de me faire emporter par une crue vu que j'ai pas vu une fois la Seine depuis mon départ alors qu'il est censé la suivre. Il est vrai qui si on suit les méandres on en a pour 8 jours, entre les usines peugeot et les centrales électriques, qui plus est.

Mais, c'est là que le prodige se produit :


Me voilà dans un fort joli coin. Le morale remonte et je descend au village, déjà bien mort, les jambes dures et mal au dessous des pieds alors que d'après mes calculs je n'ai fait que 38 kilomètres. Qu'à cela ne tienne, je prend un cookie à la boulangerie et une bière au bistrot (c bien connu que c'est le pinard qu'a gagné la guerre) et me voilà reparti en haut des falaises qui dominent la Seine. Je contemple la vue depuis une chapelle troglodyte


et un peu plus loin, un coin sympa pour dormir.


Je n'ai fait que 45 kilomètres en près de 10 heures de marche. Mais je me dis que c'est la mise en route et que je rattraperai mon retard demain.

Le lendemain, parlons-en, après une nuit à me cramponner à mon matelas pour ne pas glisser (grisé par l'endroit, j'avais sous estimé la pente), j'ai les jambes toutes raides et toutes dures, obligé de marcher comme un GI Joe. Mais bon ma devise aujourd'hui sera : boire plus pour manger plus, et inversement.

Vers 10 heures, je décide de mettre du PQ dans mes chaussures pour simuler une semelle et faire en sorte que ça soit la voute plantaire qui portent mon poids et pas mes doigts de pieds qu'en peuvent plus. Ca semble marcher quand je repars.

Je m'arrête pour manger vers midi. Je n'ai fait qu'une douzaine de bornes, je viens à peine de passer sur la carte de Normandie... Obligé de revoir les objectifs. je m'arrêterai vendredi soir à Igoville, dans la banlieue de Rouen où la carte me dit qu'il y a une gare.

A quinze heures, je m'arrête pour remettre du PQ dans mes chaussures. Je pense qu'il s'est tassé. En fait, sous l'effet du frottement, il s'est désagrégé. Et là, dans cette charmante bourgade de Pressagny l'orgueilleux (ça ne s'invente pas), c'est le coup de grâce. Jem dis que c'est pas tellement drôle de marcher quand on a mal et que c'est un coup à se faire mal ailleurs que d'insister (ah la sagesse de la trentaine approchant!!).

Je passe le reste de l'après midi au bord de la Seine à regarder passer les gigantesques péniches, activité convenant parfaitement à un Rateau comme l'aventure à un Mike Horn.


jeudi 4 septembre 2008

Merci Leroy Merlin

Un matin, ça devait être en 2001 ou 2002, quand je me pointe à la fac, tous mes copains pouffaient de rire. Voilà ce qui était placardé partout dans Marseille.
Et moi j'avais rien vu. Ambiance...

Bien des années ont passé et quand je cherchais un titre pour ce blog et bien je me suis rappelé de ça. Il ne restait plus qu'à me procurer l'affiche, soit dit en passant beaucoup plus sympa que celle de Sarko junior, n'est ce pas. J'ai donc écrit un mail à la boite contact du site internet de Leroy Merlin. Et là, surprise, quelqu'un de sympa s'est décarcassée (c'était une dame) pour m'envoyer un visuel. Restait plus qu'à la scanner, à enlever Leroy Merlin, parce que bon, je vais quand même pas faire de la pub tous les jours dans mon blog. Et voilà une nouvelle entête...