mercredi 15 octobre 2008

Ah la justice !!

Bon, pas grand chose à se mettre sous la dent, ces temps-ci. Pas beaucoup envie de sortir... Envie d'éteindre la radio dès que je l'allume (mais ma maman m'a interdit de parler de politique sur mon blog). L'impression qu'on met la France en coupe réglée pour le bonheur d'un petit nombre et de rien piger à cette crise, d'être manipulé et au final probablement le dindon de la farce, j'en dis pas plus...

Alors l'autre jour, je me décidais quand même à mettre le nez dehors pour aller visiter la conciergerie. Vous savez les tours médiévales qui donnent sur la Seine au niveau de l'Ile de la Cité, en face de la place du Chatelet. Je voulais prendre un peu de hauteur, les vielles pierres m'y aideraient.

Marie Antoinette a été emprisonnée à la Conciergerie et, forcément, on y apprend plein de choses fort intéressantes sur cette formidable innovation sociale qu'a été la guillotine. Songez en effet, qu'au Moyen âge, les criminels étaient écartelés, brûlés, bouillis ou enterrés vivants... Certains chanceux étaient pendus... après avoir été trainés par un cheval. Les voleurs avaient les mains coupées et les violeurs... Donc, merci aux Lumières qui se sont dits que la prison et les amendes étaient plus humaines que les coups de fouets et que les exécutions devaient être, disons... sobres. Le peuple ne fut pas de cet avis puisque, réuni en masse sur la place de grève pour assister à la première exécution à la guillotine, il fut fort déçu (peut-être aurait-t-il sifflé la Marseillaise si on l'avait jouée (et alors ai-je envie de dire, c'est pas un crime)...), par ce spectacle, un peu, disons... court en bouche. Mais bon c'est vrai que, sans doute trop fiers de leur nouveau joujou, les révolutionnaires en ont par la suite un peu abusé, ce qui a dû compenser.

Et puis méditant sur mes découvertes, j'aperçois dans le chapiteau d'une colonne une scène... étonnante. Très choqué par le spectacle, la main tremblante, j'empoigne, mon appareil photo, moi.


Mais que fait Madame avec l'appareil de Monsieur dans la main. Etait-elle jalouse ? Etait-il un violeur ? Toutes les hypothèses les plus folles me parcourent. Et moi qui voulait me resourcer en ces temps de tsunami financier comme on dit...

Et bien renseignements pris, Madame, bien née (en 1101), était promise à un belle avenir. Mais elle s'est éprise de Monsieur, poête-philosophe de profession et séducteur patenté. Ils ont eu un enfant. Ca n'a pas plus à l'oncle de Eloïse qui a embauché des hommes de main ... et vous imaginez la suite (couic couic). Heureusement, la passion d'Eloïse pour Abélard (le poête philosophe) et vice-versa a survécu à cet incident (on se demande comment mais on est ravi de le savoir).

Les hommes de main furent arrêtés et victimes du sort qu'ils avaient infligé au malheureux (ce qui est bien le moins). Ah j'oubliais, on leur a aussi brûlé les yeux. Quant à l'oncle vengeur, on lui a confisqué certains de ces revenus.

Ah, justice quand tu nous tiens... mais pas de politique vous dis-je.