jeudi 28 août 2008

Hiking and fishing in Lapland

I spent a few days in Sweden with Niklas and Anna who were organising a hike in Lapland. There was also Enrico from Berlin. We met first time in Arizona a few months ago.


Swedish people are strange :

They are pacifist ...

They did not kill their king ... and now they have got a beautifull princess of postcard


They split with Norway peacefully in 1905 when the rest of Europe did not even know this word. They did not stay together because they were not speaking the same langage but they are able to understand each other ! With Enrico we tried to explain to Anna and Niklas that Norway was not fair because it got all the offshore oil. They answered that none knew at this time. We said that is why Sweden should not have left Norway, at least peacefully, because you newer know what will happen... We told them Alsace and Lorraine but nothing to do !

... and tolerant.

A lot of buildinds and buses were dresssed with rainbow colors because there was a gay pride.


Before leaving Stockholm, we went to the supermarket.

We bought strange swedish bread.


For shrimps, like this....


or in tube ?


With the vegetables, we found some vitamins in case we were trapped in the winter...


No way to buy alcohol in supermarket, you have to go to the Estate shop.


Then we caught the train to go Gallimare, 1500 km further north, beyond the polar circle. The train was a bite late, 22 hours instead of 17. There was some work on the track.



We dropped off the bus in a nice place. The plan was to hike the Kebnekaise (2200 meters) and then to go to Nikkalokta. We forecasted 5 days.


During two days, we hiked in valleys


we crossed lakes


and rivers


and we arrived at the bottom of kebnekaise where Father Christmas was taking of.


We began the hike up with a very rocky slope.


and we kept on walking with snow

the end was like mountaineering.



At the top, we were lucky : the view was amazing.



But we wanted to get down before winter.

walking down


or sledging down

First time in my life my backpack makes me faster !!

Again a nice place to camp :

And we caught the boat


to see some reindeers

between slices of bread.

That is where my friends left me and went back home. I pitched my tent not far away of this lapdonalds to get my coffe and my cookies every day.



I could have stayed there to watch birds and clouds on the Keb


to make fire to cook and to dry my clothes. By the way, I won't talk about the weather in laplands. We were very lucky at the top of the Keb and it was better than Scotland so ....



But Lapdonald's boss said he would cook if I caught a trout more than 3 kilos. It was a challenge. I went fishing a lot. I caught a lot of big graylings.



some trouts but no big one.


and once...


a pike !! I went to the lapdonalds. I knew it was not as good as a big trout. I was happy anyway. But patatra, Andreas told me swedish people don't eat that kind of fish because it lives in places there is no current. He said it is like aligator ! The taste is not good. He finaly cooked it after i promess i would kill and leave in water next pike i fish. I love travels :-)

During the last few days, it was raining. My fishing stuff was not working very well anymore. So i thought a lot about differences beetween cultures, fish appreciation and cooking!! I think french sauces would give a good taste to stones. That's maybe why the taste of the fish is not that important.

When fishing, I saw an elk and i was happy it was on the the other bank of the river because the footprints on my side were quite impressive.


Anyway, it was time to go to Scotland.

Rando et pêche en laponie

A l'invitation de Niklas (à gauche) et Anna (au centre), je suis allé passer quelques jours en Suède. Il y avait également Enrico (à droite) qui arrivait tout droit de Berlin. Nous nous sommes rencontrés sous le soleil d'Arizona, il y a quelques mois.


Les Suédois sont étranges :

Ils sont pacifistes ...

Ils n'ont pas tué leur roi ... ce qui leur donne une fort jolie princesse de carte postale.


Ils se sont séparés de la Norvège pacifiquement à une époque où le reste de l'Europe ne devait même pas connaitre le mot, en 1905. Ils ne parlaient pas tout à fait la même langue (même s'ils se comprennent), c'est vous dire !! On a eu beau leur dire avec l'ami Enrico qu'ils s'étaient faits avoir par la Norvège qu'a pris tout le pétrole. Ils nous ont répondu qu'à l'époque on ne savait pas. On leur a dit que c'est bien pour ça qu'il fallait pas la lâcher, la Norvège, en tous cas pas pacifiquement : le principe de précaution. On leur a expliqué l'Alsace et la Lorraine. Mais y avait rien à en tirer.

... et tolérants.

Une gay pride était prévue quelques jours plus tard et tout les bâtiments les plus officiels, les bus... avait revêtu les couleurs de l'arc en ciel.


Ces considérations générales établies, il a fallu faire les courses pour préparer la randonnée.

On a acheté du pain.


Pour les crevettes, on a hésité : en vrac


ou en tube


Et puis avec les fruits et les légumes et au cas où on aurait été pris par l'hiver on a acheté des vitamines C.


Pas moyen d'acheter de l'alcool dans les supermarchés. C'est vendu par une chaîne de magasin d'Etat.


Ensuite, on a pris le train pour faire les 1500 kilomètres qui nous séparaient de Gallimare, au-delà du cercle polaire. Il y avait des travaux sur la voie. Léger retard, on a mis 22 heures depuis Stockholm ou lieu de 17.


Le bus nous a lâché dans un endroit très sympathique. Il ne nous restait plus qu'à relier Nikkaluokta en passant par le Kebnekaise, sommet de Suède et ses 2200 mètres. Nous prévoyions 5 jours.


Et pendant deux jours, on a remonté des vallées


traversé des lacs à la rame


et franchi des rivières


Et nous voilà rendus au pied du Kebnekaise, où on loupe de peu le père Noël.


L'ascension a commencé dans les cailloux


s'est poursuivie dans la neige


et le finish avait des allures d'alpinisme.



Arrivé en haut, on a pu profité d'une vue sublime, privilège rare au Nord de la Suède.



Mais, il a bien fallu descendre avant l'hiver

à pied


ou en luge.


C'est bien la première fois que mon sac à dos me fait aller plus vite...

Avant dernier bivouac, dans un cadre sympa comme toujours


Et puis on a pris le bateau


A l'arrivée duquel nous attendaient des rênes


au lapdonalds, entre deux tranches de pain.

C'est là que ma route s'est séparée de celles de mes copains qui rentraient vaquer à leurs occupations. Je me suis établi pas très loin de là pour pouvoir profiter du café et des cookies de ce petit bouiboui. Ermite mais pas trop...


Là, j'aurais pu rester à regarder les oiseaux et contempler la course des nuages sur le Keb,


et faire du feu pour cuisiner et sécher mes fringues. A ce propos, je ne m'étendrai pas sur la météo lapone. Elle nous a fait l'honneur d'un temps formidable au sommet du keb et comparée à la météo écossaise que j'aurai l'honneur de découvrir par la suite... Défense de critiquer.


Mais, le patron du Lapdonalds m'avait dit, si tu pêches une truite de 3 kilos, amène-là, on la mettra sur le grill. C'était un défi. Je me suis mis à pêcher comme un fou... des ombres de fort belle taille.


des truites, malheureusement jamais grosses


et un jour, une grosse touche :


un brochet!! Dans les trois kilos. Je l'amène aussi sec au grill. Je savais bien que ça ne valait pas une truite du même poids mais j'étais content de mon coup quand même. Et là patatra, Andreas, le patron se montre très surpris qu'on mange de ce poisson en France. Il accepte de me le cuisiner à la condition que je lui promette de remettre à l'eau le prochain, après lui avoir tordu le coup. Il m'explique que c'est un prédateur, qui chasse dans les eaux stagnantes, à la différence de la truite qui vit en eaux vives. Il n'est donc pas bon à manger. J'ai même eu droit à "c'est comme un alligator". En suède, il y a le bon prédateur et le mauvais prédateur.

J'étais pas terrassé ... mais pas loin quand même. Vive la découverte des autres cultures. Il me restait quelques jours pour réfléchir au poids des représentations dans les échelles gustatives nationales. Je pensais aussi à la différence entre ce que j'ai vu de la cuisine suédoise, très simple, poisson, cuit en papillote, étalé avec du sel sur un morceau de pain et la sauce au beurre blanc française qui donneraient du goût aux pierres.

Je continuais à pêcher mais la pluie s'est emmêlée, mon moulinet s'est mis à déconner (oh non je cherche pas d'excuse). J'ai quand même aperçu un élan et j'étais bien content qu'il soit de l'autre côté de la rivière parce que les empreintes de ce côté-ci étaient pas rassurantes.


Bref, il était temps d'aller se rincer le gosier en Ecosse.

Les dangers de l'Eurostar

Ah l'Eurostar... pas de trajet pour l'aéroport, pas d'enregistrement 2 heures avant le vol, pas de gaz à effet de serre... Mais quand même un gros danger : oublier qu'on arrive en ANGLETERRE et pas à Lyon ou Rennes... et que là bas c'est tout pas pareil...

Par exemple, pour casser la croûte, commandez une soupe et une bière



et vous vous retrouvez avec une soupe à la betterave et une brune. Avouez que ça surprend.

Vous sortez, manquez de vous faire écraser par une auto qui déboule de droite (et ouai y a marqué look right par terre, c'est pas pour rien) et vous courrez vous réfugier à la Tate Gallery. Pour vous remettre, vous vous gavez d'impressionnistes très british, Monet, Degas... et là, alors que vous croyez en sécurité, l'art de vivre anglais vous frappe à nouveau.



Les musées nationaux sont gratuits mais il faut payer pour qu'ils le soient... C'est un coup rude porté à la logique cartésienne.

Direction Hyde park. La verdure, ça peut pas faire de mal...Et là, il manquait plus que ça, le monument en l'honneur des animaux morts pendant les guerres.



Vous apprécierez le " They had no choice"...

Décidement, pas moyen d'y échapper. Autant affronter l'adversité et aller longer la Tamise. Mais ça y est, on doit être déjà un peu anglais parce qu'on ressent des bonnes sensations, il y a des bonnes surprises. Une berge est piétonne et on peut se promener tranquillement. La vue est très à mon goût. Comme Londres n'est pas très loin de la mer, il y a des petites marées qui découvrent la grève par endroit.


Et sur les plages, naturellement, il y a des ... canapés.


C'en est trop, je pars en Suède.